11 octobre 2016 Webmaster

Projet de loi Outre-mer : nos compatriotes ultramarins méritent mieux que des effets d’annonce

Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard se sont abstenus lors du vote du projet de loi relatif à l’égalité réelle outre-mer, mardi 11 octobre.
Les Outre-Mer se rappellent au bon souvenir du gouvernement à quelques mois des échéances électorales. Relégué en fin de quinquennat, ce projet est une ébauche sans ambitions qui ne fait que repousser les réformes en Outre-Mer vers un horizon incertain.

Initialement très pauvre, le projet de loi sorti en commission accumule les articles superflus qui ne règleront pas les problèmes liés à la pauvreté, à l’emploi, aux carences sociales, décuplés par rapport à la Métropole. Les plans de convergence sont des coquilles vides qui ralentissent le développement des Outre-Mer. En se contentant d’inscrire la continuité territoriale comme un enjeu de souveraineté et une priorité de l’Etat, le projet demeure dans l’incantatoire. Les aides prévues pour le rapatriement d’un défunt ou l’alignement de certains tarifs postaux entre la Métropole et l’Outre-Mer sont positives mais devraient s’inscrire dans un grand ensemble de mesures nécessaires au renforcement de la solidarité entre Ultramarins et Métropolitains. En étendant les prestations sociales à Mayotte, le gouvernement crée un appel d’air supplémentaire à l’immigration comorienne dont les effets ravagent un département déjà paupérisé : les aides sociales doivent être réservées qu’aux Mahorais. La politique maritime est la grande oubliée de ce projet alors qu’elle constitue le vecteur essentiel du développement économique des Outre-Mer.

Le pouvoir régalien continue son retrait progressif des Outre-Mer au bénéfice d’une Union européenne qui les méprise. Or, le développement des Outre-Mer est indispensable au renforcement de l’unité entre les Français métropolitains et ultramarins. Le Front National est le seul mouvement qui consacrera un grand plan quinquennal pour les Outre-Mer : effacer les exceptions au principe d’égalité, réorienter le budget alloué à Bruxelles au profit d’un programme de continuité territoriale entre Métropole et Outre-Mer, instaurer la priorité nationale pour nos compatriotes ultramarins, développer les zones franches pour faciliter l’investissement des PME, mettre en valeur les richesses naturelles et notamment les ressources marines. Il en va du devenir de notre grandeur.

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