9 février 2017 Webmaster

Projet de loi Sécurité publique : des progrès qui n’effacent pas cinq ans de laxisme

Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté en faveur du projet Sécurité publique, mercredi 8 février.

Souhaitée depuis des années par les policiers, l’harmonisation des règles d’usage de leurs armes à feu avec celles des gendarmes intervient tardivement, suite à un contexte très difficile : assassinat d’un couple de policiers à leur domicile par un terroriste islamiste, attaque de quatre policiers au cocktail molotov à Viry-Châtillon, agressions par des milices d’extrême-gauche durant les manifestations contre la loi Travail. Pour s’adapter à la menace terroriste, cette mesure aurait dû être étendue aux policiers municipaux. Il est regrettable que ce texte n’instaure pas la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre.

L’amélioration des procédures d’enquête devrait supprimer des dispositifs hasardeux comme la possibilité octroyée au gardé-à-vue de s’entretenir avec une tierce personne de son choix. Au regard de la menace terroriste devenue pérenne, le cadre législatif devrait renforcer les prérogatives des forces de l’ordre, notamment pour les fouilles, les perquisitions et les contrôles d’identité.

Les mesures de ce projet de loi seront efficaces si des efforts budgétaires sont consentis pour les effectifs de police et leurs équipements et si le sentiment d’impunité des délinquants disparait grâce à la révision d’une politique pénale permissive et soumise au droit européen. La réinstauration des peines planchers, la fin de l’automaticité de la réduction des peines, la construction de 40 000 places de prison, la perte de nationalité pour les binationaux coupables de crimes et délits contre les forces de sécurité, l’expulsion des délinquants et criminels étrangers, sont autant de mesures fortes pour mettre fin au laxisme du quinquennat socialiste.

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